Nous contacter
Nous contacter
Perles longues en coquillage, trouvées en R.D.C. Montage et fermoir en argent.
Ces perles ont été découpées dans le sommet des coquilles de cônes. Ce coquillage est extrêmement dur et difficile à travailler. Pourtant, les perles ont été soigneusement prélevées à l’endroit précis du coquillage qui dévoile de magnifiques rainures naturelles disposées en spirale.
Les perles sont coudées car elles s’appuient sur la forme naturellement ronde de la coquille.
J’ai trouvé cet article très intéressant dans :
« Perles et tissus. Les instruments monétaires au Katanga » de Renaud Zeebroek
« Enfin, un dernier courant d’échange unissait les Luba de la dépression de l’Upemba aux régions de l’Est, à la frontière entre la République démocratique du Congo et la Zambie. Mais, dans ce cas, c’étaient surtout les habitants de la chefferie de Mpweto, au bord du lac Moero (Mweru), qui venaient jusqu’à la chefferie Kinkondja. Ils y apportaient des coquillages en provenance de l’océan Indien qui, s’ils n’avaient pas d’usage monétaire, possédaient cependant une très grande valeur. Réunis en collier, ils servaient en effet de signe de distinction, réservés aux chefs et à leurs notables. Ces objets, appelés disumba (pl. masumba) consistent en base de conus (conus leopardus Roding). Ils sont fabriqués en séparant la base plate de la partie supérieure de ce coquillage en forme de cône et en coupant le disque ainsi obtenu en deux parties égales : chacune d’elles est un disumba. Avec quatre, cinq ou six de ces objets, séparés par des perles mushieto ou buluba, on formait des colliers appelés kitala kia masumba (fig. 6). »
Fiche technique